Un sablage de pâte, comme en pâtisserie
Pour mes cookies, je commence par travailler le beurre avec les farines jusqu’à obtenir un mélange sableux. Je rassemble ensuite la pâte avec les autres ingrédients. Je choisis ce geste de pâtissière plutôt qu’un crémage, qui consiste à battre d’abord le beurre avec les sucres pour l’aérer.
Le sablage répartit le beurre autour des particules de farine. Cela limite le développement du gluten lorsque les ingrédients humides sont ajoutés. Sans rechercher le foisonnement du beurre, je construis une pâte moins aérée, adaptée à la texture que je souhaite.
Le goût du biscuit avant la garniture
Dans mes essais, cette méthode donne une pâte dont je préfère le goût et la texture. L’épeautre et le beurre gardent leur place, même avec du chocolat ou des fruits secs. Je veux que le biscuit soit savoureux par lui-même.
Avec mes proportions et le repos de la pâte, je trouve aussi la cuisson plus régulière. C’est le résultat d’un ensemble de choix : le sablage, la température de la pâte, le façonnage et le temps au four travaillent ensemble.
Cassonade et vergeoise, un accord de sucres
J’associe la cassonade et la vergeoise dans ma pâte à cookies. Ce mélange fait partie de son goût : je recherche des notes rondes et caramélisées qui accompagnent le beurre et les deux épeautres.
Le dosage compte autant que le choix des sucres. Je l’ajuste à chaque recette pour garder un cœur tendre et laisser le chocolat ou les fruits secs exprimer leur caractère.
Peu d’œufs et un vrai temps de repos
J’utilise une petite quantité d’œufs, dosée pour rassembler la pâte et obtenir la tenue recherchée. Je vise une texture de biscuit, avec du relief et du fondant.
Avant la cuisson, je laisse reposer la pâte au froid. Les farines ont le temps de s’hydrater et le beurre de se raffermir. La pâte devient plus stable, son étalement se maîtrise mieux et les saveurs prennent le temps de se réunir.
Une cuisson maîtrisée à 170 °C
Je cuis mes cookies à 170 °C, en adaptant le temps à la recette et à leur format. Je cherche une pâte cuite, des bords légèrement croustillants et un centre qui garde du fondant.
J’évite de prolonger la cuisson au point de dessécher le cookie. Pour les recettes où le chocolat passe au four, mon objectif est de préserver une sensation fondante et un accord agréable avec la pâte. La température du four n’est pas celle du chocolat à cœur : le temps et son emplacement comptent aussi.
Dans certaines recettes, le chocolat au centre
Dans certaines recettes, je place le chocolat au centre du cookie avant la cuisson, plutôt que de le répartir dans toute la pâte. Il fond à cet endroit pendant le passage au four et garde une place distincte dans la bouchée.
À la dégustation, je recherche le contraste entre le goût de la pâte et celui du chocolat, plus concentré au centre. Je préfère dans ces créations cette présence franche, qui laisse reconnaître ses notes propres. Son emplacement et la maîtrise de la cuisson participent ensemble au fondant recherché.





